Voici le résumé de ma plaidoirie que je défendrais avec tout mon coeur le 1er février a Caen à la finale nationale.
il est un peu long mais prenez le temps s'il vous plait, c'est très important pour moi, et dîtes moi ce que vous en pensez! mercii.
Afrique : Les enfants sacrifiés à la superstition.
En Afrique, certains enfants présentant des signes physiques ou comportementaux particuliers sont considérés comme des sorciers, et soupçonnés d'apporter le malheur et la misère dans leur famille. Celle-ci, persuadée que le diable se cache dans le corps de l'enfant, n'hésite pas à l'abandonner. Des milliers enfants, dont certains savent à peine parler, se retrouvent ainsi à mendier dans les rues. En République Démocratique du Congo, ces enfants parias représentent la majorité des enfants errant dans les rues de Kinshasa.
Avant de les rejeter, les parents, souvent pauvres et illettrés, tentent de les « désenvoûter ». Ils s'adressent alors à des sectes religieuses qui privent les enfants de nourriture, d'eau. Ils sont battus et entassés pendant plusieurs jours dans des conditions d'hygiène déplorables. Tout cela afin d'être « purifiés ». Selon un rapport de l'organisation non gouvernementale Save the children et l'UNICEF ce serait approximativement 2.000 enfants à Kinshasa, soit 50% des enfants des rues qui seraient victimes de ces horribles pratiques. A l'échelle du pays, c'est probablement plus de 10 000 garçons et de fillettes qui subissent ces mauvais traitements au Congo. Mais pas seulement ce phénomène existe en autre au bénin, Nigeria, Angola ou encore Afrique du sud.
Parfois l' « exorcisme » va jusqu'à la torture, voire au meurtre. L'action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) a signalé le cas de Nsumbu, âgé de 8 ans, décédé le 27 juin 2003 des suites de ses brûlures. Le jeune garçon avait été accusé d'être un sorcier après la mort d'un membre de sa famille, une étudiante nommée Kabibi. Le frère et la s½ur de Kabibi l'ont arrosé de pétrole, lui brûlant le corps entier. D'autres actes de barbarie sont perpétrés comme le supplice du collier, qui consiste à placer un pneu enflammé autour de la poitrine de l'enfant...
Peut-on comprendre et tolérer que de telles violences puissent s'exercer contre des enfants ? Pourquoi des hommes qui maltraitent, torturent, abandonnent et même tuent ces pauvres enfants ne sont-ils pas jugés et condamnés ? Pourquoi donc ces crimes sont-ils perpétrés sous les yeux indifférent de l'occident ?
Et les Etats qui ferment les yeux sur ces pratiques macabres, ne sont-ils pas eux aussi coupables ?
Ces Etats, dont la plupart sont allés jusqu'à rédiger une Chartre Africaine des Droits et du Bien-être de l'enfant ! Et qui ont également signé la Convention Internationale relative aux droits de l'enfant, dont l'article 19 demande de « protéger l'enfant contre toute forme de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitement ou d'exploitation (...) " !!
Tout cela me révolte, me choque profondément, et m'oblige à m'exprimer.
Aujourd'hui, il faut absolument que ces persécutions s'arrêtent. Comme pour les enfants malades ou affamés, il faut favoriser le parrainage d'enfants sorciers, afin de mieux les protéger. Il faut aussi lutter plus efficacement contre la prolifération des sectes. Et que les programmes de développement n'oublient pas l'éducation, sans laquelle le combat contre les superstitions et l'obscurantisme ne peut être gagné.
Le sort des enfants sorciers n'est pas une fatalité. Pour ces enfants, je demande la parole, afin d'informer, sans relâche. Je veux parler d'eux, je veux parler pour eux. Car qui connaît leur existence, leurs souffrances et leur détresse ? Parce qu'aujourd'hui trop de personnes pensent que les problèmes liés à l'Afrique sont insolubles.De plus la survie de ces enfants est avant tout un combat contre l'ignorance, celle de leurs parents ou de leurs bourreaux, mais aussi la nôtre ! N'abandonnons pas ces enfants mais faisons tout pour qu'ils puissent, demain, faire la force de l'Afrique !
Contre l'ignorance, je crois qu'il faut informer, informer sans relâche. Et pour cela,
Je vais terminer ma présentation en rappelant que l'Afrique est délaissée et que l'occident la regarde mourir. Mais je pense sincèrement que son malheur n'est pas une fatalité et que l'éducation est la clef de son développement :
Face à de tels actes, je me sens révoltée, et je DOIS m'exprimer.